Choisir son télescope: tous les articles.
Choisir son télescope: 1. Les bases.
Choisir son télescope: 2. Critères de sélection.
Choisir son télescope: 3. Différents modèles.
Choisir son télescope: 4. Notion de prix.
Les critères de sélections
Lors d’un achat d’un télescope ou d’une lunette, les deux critères de choix sont la taille de l'ouverture et la stabilité.
En règle générale, il faut acheter l’instrument avec la plus grande ouverture, et donc le plus grand miroir ou la plus grande lentille possible, en fonction de votre budget bien sûr.
A prix égal, excepté pour les petites dimensions, les télescopes sont plus grand que les lunettes (les miroirs reviennent moins cher à fabriquer que les lentilles).
Plus l'ouverture est grande, et plus on peut observer de détails, mais plus l'observation sera tributaire de la luminosité ambiante et des turbulences atmosphériques... Sachez donc rester raisonnable dans votre investissement si vous ne souhaitez pas quitter votre rue bordée de lampadaires pour installer votre matériel.: un gros télescope ne vous apportera rien de plus qu'une petite lunette, et conduira même au contraire à une perte de contraste.
En effet, les lunettes astronomiques donnent des images plus contrastées et plus brillantes qu’un télescope de même ouverture, ce qui les prédestine plus à l'observation des planètes, et les rend moins sensible à la pollution lumineuse.
Par contre, les lunettes de plus de 100 mm d’ouverture sont bien plus volumineuses (et onéreuses) que les télescopes, considération qui a son importance si vous êtes amené à déplacer votre instrument.
Vérifiez aussi que votre instrument a une bonne monture parce qu’un pied branlant rendrait les séances d'observation très pénibles.
Différents types de télescopes
Les différents types de télescopes ont tous la même fonction, ils recueillent et focalisent la lumière. Les réfracteurs (lunettes astronomiques) le font avec un objectif à plusieurs lentilles, le réflecteur (télescope de Newton) utilise un miroir concave, et le catadioptrique emploie miroirs et lentilles.
La lunette astronomique (réfracteur)comprend une lentille convexe, (l'objectif) d'un coté pour capter la lumière, de l'autre l'image formée par la lentille.
Le télescope (réflecteur) fut inventé par Isaac Newton en 1671. Un miroir placé en bas du tube, remplace les lentilles de l'objectif pour collecter plus de lumière. Ce miroir concave renvoie le faisceau lumineux dans le tube, où, dans la version Newton, un petit miroir secondaire l'intercepte pour le diriger dans un oculaire, situé sur le côté.
Le télescope Cassegrain est muni d'une lentille correctrice pour améliorer l'image. La plupart sont de type Schmidt-Cassegrain. Après être passé par la lentille correctrice, la lumière se réfléchit sur le miroir primaire, retourne sur le miroir secondaire, puis traverse le miroir primaire par un trou, avant d'atteindre l'oculaire. Ces télescopes sont très faciles à transporter.
Les réflecteurs et Newton-catadioptriques sont exclusivement destinés à l'astronomie. Ils rassemblent plus de lumière pour l’argent investi.
Les réfracteurs donnent une qualité d’image formidable mais sont assez chers pour les grands diamètres, en comparaison d’un réflecteur.
Les Cassegrain sont encore plus onéreux aussi mais offrent un tube compact pour leur ouverture.
Un article croisé détaille les avantages et désavantages de ces modèles.
Quelle ouverture?
Pour voir les cratères de la lune, les anneaux de Saturne, et le ballet des 4 lunes de Jupiter, un réfracteur de 60 ou 70 mm d’ouverture ou un réflecteur de 76 mm va très bien.
Un réfracteur de 80 à 90 mm ou un réflecteur de 114 à 150 mm montrera plus de détails sur les planètes et la lune, aussi bien que des nébuleuses éclatantes ou des amas d’étoiles étincelantes.
Sous un ciel bien sombre, un 200 mm ou plus servira à donner de magnifiques images des faibles amas d’étoiles, nébuleuses ou galaxies. Plus l’ouverture est grande, plus de détails vont apparaître.
Mais n’ayez pas les yeux plus gros que le ventre, et songez au volume et au poids. Avant d’acheter, considérez soigneusement la taille et le poids du télescope. Contrôlez bien que vous pouvez facilement soulever et transporter l’instrument, et que vous avez la place pour le ranger.
Différents types de montures
Un maître mot: un télescope sans une bonne monture ne sert à rien.
La monture est destinée à vous aider à pointer l'instrument, à le maintenir stable et à le déplacer doucement. Votre trépied, quel que soit son type, doit donc être de qualité: c'est uniquement lui qui permet de viser et de suivre la cible confortablement.
La monture la plus simple à utiliser, l’alt-azimutale, ou azimutale, permet un mouvement droite-gauche et haut-bas. Elle va très bien pour les observations terrestres et les observations célestes sporadiques (la monture Dobson construite pour les réflecteurs de grand diamètre est la monture alt-azimutale la plus populaire).
La monture équatoriale est connue seulement pour l’astronomie. Elle offre l’avantage de permettre à l’astronome de suivre le mouvement des objets du ciel au moyen d’un flexible de contrôle ou grâce à une motorisation électronique. La plupart des montures équatoriales permettent de localiser les objets du ciel par leurs coordonnées célestes, ascension droite (AD) et déclinaison (DEC).
Pour débuter, privilégiez la monture azimutale à la monture équatoriale. La monture azimutale possède deux degrés de liberté, un horizontal et l'autre vertical. Cette simplicité permet à un enfant d'une dizaine d'années d'observer tout seul (s'il prend quelques précautions d'usage bien entendu). La monture équatoriale garantit plus de confort à l'observation, mais son utilisation nécessite un certain apprentissage, que l'on préfère épargner aux néophytes et réserver pour un instrument plus gros. Il va sans dire que la monture azimutale, par son architecture élémentaire, est moins coûteuse qu'une monture équatoriale, autrement plus élaborée.